1- Le Château de la Roche-Maurice
La première mention connue du château date de 1263. Il fut
l’une des demeures des vicomtes de Léon jusqu’en 1363,
date de l’extinction de la lignée. La forteresse occupait
une position centrale qui permettait à ses seigneurs de diriger
l’ensemble de leurs fiefs et plus particulièrement l’importante
châtellenie de Landerneau riche de trente paroisses et Trèves.
La Roche-Maurice fut également, jusqu’au XVe siècle,
siège de la juridiction de Sizun-Ploudiry, qui comprenait basse,
Moyenne et Haute justice. Des fourches patibulaires se dressaient face
au château, sur une colline de la rive droite de l’Elorn.
Un ruisseau, au pied de cette colline rappelle cela : Le Justiçou.
Le château de la Roche devint possession de la famille de Rohan
en 1363, par le mariage de Jeanne de Léon avec Jean de Rohan. Jusqu’au
XVe siècle les vicomtes de Rohan y résident habituellement.
Ils agrandissent le château vers 1421, mais dès la fin du
XVe siècle la forteresse est délabrée.
En 1678, elle fût transformée en geôle, jusqu’en
1694. En 1695, un document remis au roi révèle le mauvais
état des château de La Roche et de Joyeuse-garde à
la Forest. Au 18ème et 19ème siècle, le château
sert de carrière, et bien des maisons du bourg et peut-être
l’église actuelle furent construites avec ces pierres.
2- L’église
Elle est remarquable par sa légèreté et la parfaite
ciselure de son portail, la beauté de son clocher, comme encore
le riche vitrail qui éclaire le chœur. La construction de
l’édifice dura près d’un demi siècle
: le vitrail de l’abside date de 1539, le portail sud serait de
1589
3- Le vitrail
Il représente en 21 tableaux les scènes de la Passion du
Christ. Ce vitrail est entièrement conservé et n’a
rien perdu de la vivacité première de ses couleurs. Il est
exceptionnel par sa surface, 21,05 m² et ses dimensions : 6,90 m
de haut et 3,50 m de large !

4- Le jubé
Le jubé de la Roche compte parmi les plus beaux de Bretagne. Délicatement
œuvré, en chêne polychrome, il fut exécuté
vers 1570-1580. Il se présente comme un pont reliant les deux grosses
piles qui délimitaient le chœur.
5- L’ossuaire
De style « Renaissance Léonarde », date de 1639. Il
est original par son architecture harmonieuse et ses inscriptions latines
illustrées par une « danse macabre » représentant
les diverses classes sociales du XVII, toutes tributaires de la mort,
l’Ankou, qui, brandissant un dard, proclame « Je vous tue
tous ».
|